Tous les locataires ne sont pas éligibles à la GLI. Voici les critères de revenus, de stabilité d'emploi et de profil qui conditionnent l'acceptation du contrat.
Tous les candidats locataires ne peuvent pas être couverts par une GLI. L'assureur valide le dossier au moment de la souscription et refusera tout sinistre ultérieur si les critères n'étaient pas respectés à la signature. Comprendre ces critères évite la fausse sécurité.
Le ratio loyer / revenus
Règle quasi universelle des assureurs GLI : le loyer charges comprises doit représenter au maximum 33 % des revenus mensuels nets du locataire (ou du foyer en cas de colocation/couple). Quelques assureurs poussent à 35 %, mais c'est rare. Pour un loyer CC de 1 200 €, les revenus mensuels nets doivent atteindre au minimum 3 600 €. C'est non négociable : un assureur refuse même un dossier à 32 % si vous prenez 1 €.
Quels revenus sont pris en compte
- Salaire net imposable d'un CDI hors période d'essai : 100 % pris en compte
- CDD long (> 12 mois restants) : 100 % si renouvellement probable
- Intérim avec contrats réguliers > 18 mois : 80 à 100 %
- Indépendant / auto-entrepreneur : 75 % de la moyenne des 3 derniers exercices
- Retraite, pension : 100 % si stable
- Allocations familiales : entre 50 et 100 % selon assureur
- APL : généralement NON prise en compte
La stabilité d'emploi
Tous les assureurs exigent un emploi stable. CDI confirmé hors période d'essai = situation reine. Période d'essai en cours : la plupart refusent. CDD : accepté si > 8 mois restant à courir. Indépendant : 3 ans d'activité minimum avec bilans positifs. Stagiaire : refusé sauf accord particulier avec convention de stage > 6 mois et caution employeur.
Les profils refusés systématiquement
Profils que la GLI ne couvre pas : période d'essai, CDD < 8 mois, intérim sans historique de 18 mois, étudiants sans revenus propres (sauf via Visale), chômeurs même indemnisés, intermittents du spectacle hors zone CIP+, professions libérales en début d'activité, candidats avec incident bancaire ou fichage Banque de France.
Le cas des colocations
Pour une colocation, le ratio s'applique aux revenus CUMULÉS des colocataires : 3× le loyer total. Attention au type de bail : bail unique solidaire (préféré par les assureurs) ou baux séparés (acceptés mais avec une prime majorée). Précisez bien la situation à l'assureur, certains refusent les colocations étudiantes même si les parents sont garants ailleurs.
Cas des couples mariés ou pacsés
Les deux revenus sont cumulés sans difficulté si le couple est mentionné au bail. Concubins non pacsés : les assureurs peuvent demander un acte de notoriété ou un justificatif de vie commune (facture, attestation EDF). Sans cela, seul le titulaire du bail compte, et le ratio peut être insuffisant.
Comment renforcer un dossier limite
Si le locataire est à 35-38 % de taux d'effort, certains assureurs acceptent en cas de : épargne disponible équivalente à 6 mois de loyer prouvée, ancienneté forte chez l'employeur (> 5 ans), bonus annuel récurrent dans les fiches de paie, garant ascendant pour les jeunes actifs (cumul possible pour étudiants/apprentis uniquement).
Notre conseil
Faites pré-valider le dossier par l'assureur AVANT de signer le bail. Une fois la signature passée, en cas de refus, vous êtes coincé avec un locataire et aucune assurance. Tous les courtiers et assureurs proposent une pré-validation en 24-48h sur PDF, gratuite. C'est l'étape qui sécurise vraiment la souscription.
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