On ne reconnaît pas l'amiante à l'œil nu, mais certains indices doivent vous alerter. Le point sur les matériaux à risque.
Vous venez d'acheter une maison ancienne ou vous projetez des travaux de toiture ? La première question à se poser est simple : la couverture contient-elle de l'amiante ? Voici les repères pour identifier les éléments à risque, sans jamais y toucher.
Les matériaux de toiture les plus concernés
- Les plaques ondulées en fibrociment, grises, très courantes sur garages et dépendances.
- Les ardoises en fibrociment, plus régulières que l'ardoise naturelle.
- Les conduits de cheminée et boisseaux en amiante-ciment.
- Les solins, faîtières et accessoires de couverture d'avant 1997.
La date de construction, premier indice
L'amiante a été interdit en France le 1er juillet 1997. Tout bâtiment dont le permis de construire est antérieur à cette date peut contenir des matériaux amiantés. C'est le critère déterminant qui rend le repérage obligatoire avant travaux.
Les signes de dégradation à surveiller
Une plaque qui s'effrite, se fissure, présente des mousses incrustées ou se casse au moindre choc est un matériau dit dégradé : il peut relâcher des fibres. Plus la plaque est friable, plus le risque est élevé. Dans ce cas, on évite tout contact et on fait appel à un professionnel.
La seule certitude : le prélèvement
Aucun repère visuel ne remplace une analyse. Un diagnostiqueur certifié réalise un prélèvement transmis à un laboratoire accrédité. C'est ce résultat qui conditionne la suite : retrait par une entreprise SS3 si l'amiante est confirmé.
Un doute sur votre toiture ? Faites réaliser un diagnostic.