Après un sinistre, l'amiante dégradé devient un risque immédiat. Voici la conduite à tenir.
Un incendie, un dégât des eaux ou un effondrement peut transformer des matériaux amiantés jusque-là stables en sources actives de fibres. La chaleur, l'eau et les chocs dégradent flocages, calorifugeages et plaques de fibrociment. Après un sinistre dans un bâtiment ancien, l'amiante devient un risque à traiter rapidement.
Pourquoi un sinistre aggrave le risque
Le feu peut faire éclater des plaques de fibrociment et calciner des flocages, tandis que l'eau imbibe et désagrège les matériaux friables. Les opérations de déblaiement, si elles sont menées sans précaution, dispersent alors massivement des fibres.
Sécuriser avant tout déblaiement
- Interdire l'accès aux zones sinistrées suspectes.
- Éviter de remuer, balayer ou déplacer les débris.
- Faire réaliser un repérage amiante post-sinistre.
- Attendre l'avis d'une entreprise SS3 avant tout nettoyage.
Le repérage post-sinistre
Avant la remise en état, un repérage évalue l'étendue de la contamination et localise les matériaux dégradés. Il conditionne le périmètre du retrait et les protections à mettre en place.
Le retrait en urgence
Le retrait des matériaux amiantés endommagés est confié à une entreprise SS3, qui intervient sous confinement et assure l'évacuation des déchets en filière agréée. Cette étape précède la reconstruction ou la remise en état.
Le lien avec l'assurance
Repérage, plan de retrait, rapport de fin de travaux et BSDA documentent l'intervention et facilitent la prise en charge par l'assurance du sinistre. ProxiBTP intervient en urgence et fournit la traçabilité nécessaire au dossier.
Un sinistre sur un bâtiment ancien ? Sécurisons l'amiante en urgence.